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Jeudi 6 décembre 2007

Bonsoir à tous,

 

Comme ce que je vous ai laissé entendre, les cours se dérouleront pour la fin du semestre aux deux lions.

L2 :

 

 

Mercredi 12 décembre de 13h à 16h en salle A009

 

 

L3 de géographie option histoire :

 

 

Mardi 11 décembre de 9h à 11h30 en salle B122

 

 

Mardi 18 décembre de 9h à 11h30 en salle B122

Bonnes révisions et bon courage pour la fin

Emmanuel Gagnepain

Par Emmanuel Gagnepain - Publié dans : egagnepain
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Vendredi 30 novembre 2007

Bonjour à tous,

 

Deux informations d'importance :

1/ Pour le copier coller : vous surlignez la zone concernée, et vous faites : ctrl C ; Puis dans un traitement de texte, CTRL V, normalement cela devrait marcher.

2/ Pour les salles de la semaine prochaine :

Mardi 4/12 : L3 B122

Mercredi 5/12 : B020 pendant les trois heures.

Bon week end, et à la semaine prochaine.

Par Emmanuel Gagnepain - Publié dans : egagnepain
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Samedi 24 novembre 2007

Bonsoir à tous,

Voici les salles de cours pour la semaine prochaine auxd deux lions :

L3 : A261  pour mardi 27 novembre

L2 : A106 pour mercredi 21 novembre

Bon week end, à la semaine prochaine...

Emmanuel Gagnepain

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Lundi 12 novembre 2007

Bonsoir à tous,

Le secrétariat de géographie a fait des merveilles !!!!

Les cours pour les L3 auront lieu demain et la semaine prochaine au quartier des Deux Liosn, salle B 205. Faites passer le message, et j'espère à demain !

Emmanuel Gagnepain

Par Emmanuel Gagnepain - Publié dans : egagnepain
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Jeudi 8 novembre 2007

Bonjour à tous,

 

Devant le blocage qui a lieu aux Tanneurs et au site Fromont, quelques nouvelles et recommandations s'imposent.

 

1/ Les cours poru les L2 seront déplacés provisoirement au site deux lions en attendant la suite des événements.

Le mercredi 14 novembre, les cours auront lieu en salle B020 pour l'amphithéatre, et TD en salle B 208.

Je ne peux en effet déplacer infiniment les cours, sans compromettre la réussite de votre semestre, il me faut donc réagir !

 

2/ Pour les L2 toujours : envoyez moi vos travaux par internet. Je rappelle que j'ai eu très peu de biographies et de commentaires de texte. Or, le temps passe, et on s'approche de la fin des cours.

 

3/ pour les L2 encore : les exposés prévus le mercredi 7 novembre sont repoussés au 14/11. Je l'ai dit à un groupe que j'ai contacté par email, l'autre devra en être informé. Faites passer le message.

Le blog, vos ENT et mon mail sont les seuls moyens d'être informé des modifications, alors n'oubliez pas de les regarder.

Pour les L3 : les cours sont bloqués à Fromont.

Je vais vous solliciter pour savoir si vous souhaitez les faire aux Deux Lions. Un email vous sera personnellement envoyé. Se pose aussi la quesiton de l 'examen écrit, qui sera peut-être décalé au 19/12, comme prévu initialement.

Bon courage à tous et à bientôt.

N'hésitez pas à faire part de vos remarques sur ce blog.

Emmanuel Gagnepain

Par Emmanuel Gagnepain - Publié dans : egagnepain
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Lundi 5 novembre 2007

Voici une petite fiche méthodologique en ce qui concerne la fiche biographique pour les L2 Géo.

 

 

Cette fiche, je le rappelle, est à rendre de manière obligatoire avant la fin des cours le 5 décembre. Vous devez choisir un personnage qui vous semble important dans ce siècle si riche qu’est le XVIIe

 

 

 

 

 

 

Faire une biographie

 

 

 

 

 

Le mot biographie vient de deux racines grecques "bios" (la vie) et "graphein" (écrire). Faire une biographie, c'est donc écrire la vie de quelqu'un. Lorsque l'on écrit l'histoire de sa propre vie, on parle d'autobiographie.

 

 

 1- La recherche des informations : une encyclopédie, biographie historique de la collection Fayard. Pensez   aussi au dictionnaire encyclopédique du type Mourre. Faites attention à la  recherche sur ordinateur (Internet ou encyclopédie multimédia). Il ne s’agit pas de recopier bêtement, mais de trier, comme on le verra plus loin.

 

 

2- le tri des informations : une biographie doit contenir les dates de naissance et de décès de la personne, son milieu social (richesse familiale, culture politique ou religieuse...) , ses principales actions (ses oeuvres, ses victoires,...) et les grandes étapes de sa vie.

 

 

Il faut donc relever des choses pertinentes de sa vie. Voici quelques astuces:

 

 

- Essayez de suivre un ordre chronologique et logique dans votre biographie. Ne traitez pas à part des événements qui sont liés.

 

 

- Oubliez les anecdotes, par exemple la liste des maîtresses ou des enfants illégitimes.

 

 

- Faites un tri des informations. Allez à l’essentiel, en voyant ce qui est marquant dans le personnage. Une recopie de site se voit à la première lecture, faites-y attention.

 

 

3- la présentation de son travail : Je peux illustrer mon travail d'une ou de deux images bien choisies, et comprises. La biographie ne doit pas excéder une page. C’est largement suffisant à retenir, en vue de l’examen final.

 

 

Lorsque vous avez à faire une biographie, il faut savoir la faire efficacement. En effet, le but n'est pas de raconter à quel âge l'auteur a su parler ou quel était le nom de sa première conquête, sauf si cela a eu une influence sur son oeuvre évidemment... Il faut toujours garder en mémoire que cette biographie va devoir être sue de vous: il est nécessaire qu'elle soit simple, précise et concise. Deux pages sur un auteur, c'est beaucoup trop!

 

 

 Il faut que votre biographie soit claire, précise, construite et qu'il soit tout de même assez simple de l'apprendre. Une biographie que l'on ne peut pas apprendre est inutile...

 

 

Par Emmanuel Gagnepain - Publié dans : egagnepain
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Mercredi 17 octobre 2007

Et voici le deuxième article : la fin du cours sur la société au XVIIe siècle.

Il s'inscrit dans la dernière partie du cours, partie B, après la présentation globale de la hiérarchie sociale.

Voilà donc...Bonne lecture. Vous pouvez trouver des compléments dans :

LIGNEREUX, Y et MONTENAC, A , Les sociétés européennes au XVIIe siècle, Belin, Paris, 10/2006.

 

MUCHEMBLED,R, Sociétés, cultures et mentalités dans la France moderne : XVe XVIIIe s, Paris, A. Colin, 1990, réed 2003.

 

GARNOT,B, Sociétés, cultures et genres de vie dans la France moderne, Hachette supérieur, Paris, 1990.

B/
2/ Les bourgeoisies
Définition de bourgeoisie : étymologiquement, c'est celui qui habite le bourg. Il a une supériorité sociale et économique qui le distingue des couches populaires de la société. Parfois, il s'apprente ua monde de l'élite, qui reste à l'époque celui de la noblesse. Furetière dans son Roman bourgeois, évoque ces bourgeois qui ne pourront jamais égalé les nobles, par leur "civilité et leur politesse qui dure toute la vie". On le voit donc, le bourgeois est d'emblée mérpisé par la noblesse, qui juge mal ces parvenus, qui pourtant leur permettent de redorer leur blason, en cas de mauvais fortune familiale. La bourgeoise est parfois héréditaire dans certaines villes, c’est un vocable différent selon les lieux, qui a ses sociabilités propres, et ses différencations propres.
Ils sont les plus entreprenants, ceux qui prendront par-dessus tout des risques au siècle suivant, ceux par qui les idées nouvelles arriveront. Pour cela, leur ambition est aussi une caractéristique de leur ordre. La haute bourgeoisie semble très proche de la noblesse (stratégie matrimoniale), alors que certains vivront dans la gêne (dépendant des crises de subsistance et proches du petit peuple).
 Les bourgeois veulent l’éducation pour leurs enfants pour qu’une ascension sociale se produise. Les marchands, devant la crise économique, deviennent des préteurs, acquièrent des créances, leur offrent les opportunités, pour spéculer, et acquérir une plus grande fortune.
Voilà la raison principale de l’enrichissement de ces élites bourgeoises. Les paysans, en crise, vendent leur terre, et les acheteurs sont des proches citadins. La campagne est donc pénétrée par des gens de la ville, on leur préfère l’investissement foncier au grand commerce. Les magistratures sont donc les fonctions les plus intéressantes. Le droit devient le mode d’accession le plus intéressant à la noblesse, par l’intermédiaire des charges anoblissantes. (vénalité des offices). Ils sont donc très proches de monarchies absolues, et se développent en parallèle de leur expansion ( surtout en Europe occidentale, aux Pays Bas, en Angleterre, en France), pour constituer un groupe hétéroclyte, mais puissant.
 
3/ Le monde des paysans :
Une hiérarchie du monde paysan complexe et diversifiée selon les états ( on privilégiera ici l'exempel français): au sommet, des laboureurs, qui possèdent leur biens, le sol, c’est le clivage essentiel. Les paysans possèdent la moitié des terres en France, par exemple. Gros laboureurs opulents, petits laboureurs, propriétaires de 5 à 10 ha, mais obligés de trouver un complément en tant que salariés parfois sur les terres des bourgeois ruraux. Les vignerons sont des catégories à part du monde paysan, et s’en sortent en général mieux, faisant jouer les solidarités, même lorsque l’on possède seulement 5 à 10 ha.
 A ce monde de propriétaires, vivant plus ou moins confortablement, il convient d’opposer les salariés, qui sont eux aussi dans des situations complexes. Des manouvriers, ou journaliers, qui louent leur force de travail à la journée, le monde est bigarré et composite. Ils peuvent être parfois propriétaires de quelques biens, ils forment l’essentiels de la population ( 2/3 en Beauce). Les journaliers ont pu connaître une embellie de leur situation en cas de crise démographique, où les salaires ont augmenté par fautes de bras. Il n’en reste pas moins que leur situation alimentaire est précaire, dépend des récoltes, des guerres, bref des trois cavaliers de l’Apocalypse…Dans ce monde de travailleurs de la terre, il ne faudrait pas oublier les domestiques, fort nombreux, et surtout hommes, les artisans , les colporteurs et marchands ruraux. Une foule de petits métiers tourne donc dans ces campagnes peuplées du XVIIe siècle, en n’omettant pas la foule, difficile à comptabiliser des pauvres et des errants, répertoriés dans chaque village, constituant entre 5 et 20 % de la population, selon les crises agricoles. Mais cette foule peut grossir brutalement au moment des guerres, ou des crises alimentaires, devant presque menaçants, et parcourant les villages de l’Europe, demandant l’aumône, et véhiculant parfois des épidémies. Dans ce cas, la comptabilité est extrêmement difficile.
Différenciation du costume moins marquée qu’en ville, ( sauf petits notables), les paysans garderont une tenue composée d’une toile de chanvre ou de lin, des chausses, guêtres. Un seul exemplaire du costume, peu lavé. Tissu varie selon les régions.Toutefois, fin du XVIIe siècle, des nouveautés arrivent lentement, comme des cotonnades ( conséquence ouverture maritime).
Ceci dit, la vie difficile de l’époque entraîne de nombreuses révoltes au sein de l’Europe du XVIIè, bien étudiée par Neveux. En France, une dizaine de révoltes marquent la volonté d’imposition fiscale de l’absolutisme, et le poids engendré par les guerres continentales. Cela se double de zones entières de pays soumises aux bandits, comme l’Espagne dans la région de Valence ( bandoleros). Troubles de 1635 à 1643 à l’époque de Richelieu ( « Va nu pieds »), Mazarin à l’époque de la Fronde, Lustucrus du Boulonnais en 1662, avec  une répression à chaque fois très sévère. Il en est de même à l’époque de la Guerre civile en Angleterre (1641-1652 ; 1688-1691 ou à l’agitation jacobite). En Espagne, les paysans catalans s’insurgent contre les réquisitions militaires en 1640, Valenciens en 1693, Napolitains contre les exigences espagnoles fiscales en 1647. En Europe orientale, les paysanneries voient un changement de statut catastrophique, à cause la puissance de la noblesse. La limitation des droits de se déplacer, de posséder, conduit peu à peu à une résurgence du servage. La consécration en Russie arrive en 1649 avec le code du tsar Alexis. Il provoque une révolte des cosaques, unis avec des paysans russes, dont le danger culmine vers 1670. C’est un mélange entre vieux croyants déçus par la réforme orthodoxe,
4/ Le monde des villes 
Ce sont les grandes villes qui mènent la croissance, et les petites qui permettent aux campagnes de s’animer. La mortalité y est moindre, car on se soucie plus de ravitaillement en produits essentiels, et l’on contrôle plus l’eau, on demande à développer les boissons alcoolisées type vins, et où se développe en premier le thé et le café. La ville devient un enjeu essentiel dans le pays, et les deux constructions urbanistiques du XVIIè, Madrid et Londres, sont les témoins de ces enjeux. Elles se peuplent très facilement après leur création et leur incendie ( Londres, 1666).
Voisinage et quartier : La circonscription de base est la paroisse, mais elle est compliquée par un enchevêtrement d’institutions administratives, fiscales, militaires,…( quartiers, penonnages). On peut même assister à un patriotisme de quartier. A Lyon, sobriquets collectifs pour ces habitants ( les Jardus, les Cocus,..), les progrès de l’absolutisme ont fait diminuer cette sociabilité de quartier. Le quartier est à envisager comme un espace vécu, que l’on s’efforce de saisir avec des résultats mitigés. Complexité de la définition, le quartier se résume souvent au voisinage, mais les manifestations religieuses et festives, donnent souvent une acceptation beaucoup plus large ( quartiers maritimes), les comportements donnent plus de sens à l’espace vécu qu’une limite claire et nette dans la ville. Il y a aussi les corps de métiers et confréries..
Corps de métier et confréries ( voir TD sur Paris): Les métiers sont un héritage médiéval ( jurandes, guilds and mysteries en Angleterre, gremios en Espagne. Le spouvoirs publics encouragent à leur création en Angleterre, en Espagne, pour des raisons financières. En France, les corporations atteignent leur apogée à l’époque de Colbert. Tous les métiers au cours du XVIIe siècle se dotent peu à peu de règlements écrits. Ces règlements fixent les conditions d’accès au métier, à la maîtrise, la nature des articles à produire, les procédés de fabrication. Il y règne un grand conservatisme social, avec des hiérarchies internes strictes ( statut d’apprenti, de compagnon, de maître,…). On assiste par un système malthusien à une hérédité progressive du statut de maître. On idéalise la société de corps ( place attribuée dans le cortège, et hiérarchie des métiers eux-mêmes, entre les métiers nobles ( orfèvres), et les métiers vils ( tanneurs, cordonniers, tripiers,..)). En dehors de la corporation, tous les autres sont assimilés à des non-qualifiés. Opposition entre gens de bras, par opposition aux gens de métier. Exclusion des femmes ( tendance au déclin des métiers féminins, rareté des maîtrises accessibles aux femmes,..). Les études récentes montrent le décalage entre l’image du système et la réalité des pratiques. En fait, il y a des rapports étroits avec les « non-corporés » ( Alain Thillay pour Paris, Joseph Ward pour Londres). Au sein de ces communautés, il y a un fort rôle d’assistance et de secours mutuel, qui s’exprime par les confréries. Chaque métier est placé sous la protection d’un saint patron, qui constitue l’institution la plus forte après la paroisse ( recueil de fonds, legs, dons, amendes, aide aux malades et aux orphelins, frais de funérailles,…. A cela s’ajoute des confréries de dévotion, particulièrement nombreuses par l’influence de la réforme tridentine, qui se veulent des organisations d’intercession entre le fidèle et Dieu ( Compagnie du Saint-Sacrement). Ces confréries se distinguent par des activités de charité, manifestations festives, processions et manifestations pénitentielles lors du Vendredi Saint par exemple. (lien avec la culture urbaine).
A Paris, en 1635, Roland Mousnier distingue 9 strates sociales, les honorables ( noblesse, officiers et hommes de lois, petits robins, dirigeants d’entreprise), et non honorables ( petits artisans, maîtres des métiers, compagnons, gens de métier ou de service ). La foule des hommes de peine, des manouvriers et journaliers n’est pas recensée dans ce compte, ni la population flottante des villes, qui en fait un espace bigarré, et ouvert, surtout dans les villes portuaires. Des vagabonds, aux manouvriers qui grossissent le nombre des citadins les mauvaises années, et se rendent dans les hôpitaux des villes pour se faire soigner, les couches populaires de villes sont souvent réduites à la mendicité en cas de crise de subsistance, et subissent les hausses de la fiscalité. On retrouve à cette époque la politique d’aumône et de mendicité, voire de renfermement des couches populaires des cités d’Europe. Violence du pauvre et assistanat : niveau de pauvreté atteint lorsque le revenu journalier égale aux dépenses de pain. Pauvreté structurelle, et pauvreté des migrants, des errants, qui sont moins bien traités dans les villes. L’image traditionnelle du pauvre s’est dégradée depuis le XVIe siècle, et les autorités cherchent à recenser, enfermer, contrôler l’aumône et les taxes perçues pour les pauvres, pour éviter tout désordre social. Le Grand enfermement n’a pas eu le succès que l’on a cru avec des études menées par Michel Foucaud dans les années 60, aujourd’hui, on le relativise, mais il n’empêche que les élites veulent contrôler ces pauvres, voire les exclure. Les étrangers ont parfois du mal à s’intégrer ( en Espagne, ou en Angleterre), en France, ils participent à la vie des villes, peuvent devenir français « naturels ». Fin XVIIe se met en place un contrôle beaucoup plus strict des migrants par l’Etat royal, car le nouvel arrivant est tout d’abord censé représenter une menace. La création de la lieutenance générale de police de Paris montre la centralisation de la surveillance des étrangers, dont l’efficacité est enviée par les autres puissances. On surveille également et on se méfie des prostituées, constituant une menace pour l’ordre moral et social. C’est une figure urbaine par excellence (Séville, 3000 pour 135000 personnes). On constate une fermeture des maisons de tolérance dans tous les pays européens au profit d’un enfermement des prostituées ( époque de Louis XIV). Les prostituées ont alors un régime proche de celui de la prison. Elles exercent toujours dans des tavernes à bière, comme à Londres, mais aussi dans des chambres garnies. Les compagnies de dévotion, et de charité, leur proposent des amendements possibles, en fondant des refuges pour prostituées, désireuses de changer de vie.
Les salariés, portefaix, compagnons aux métiers spécialisés, métiers de parure aux sommets de la hiérarchie. Les domestiques sont relativement nombreux, 10% , population agricole nombreuse dans les villes ( 40% des habitants de Châteaudun en 1696). Les petits artisans aux maîtres de métiers peuvent être classés dans des catégories intermédiaires, dominés par l’élite bourgeoise, et ils dominent les salariés. L’émiettement des activités est considérable, et il n’y a pas de grand regroupement. Ils ont généralement une petite aisance, et possèdent un ou deux domestiques. Ils sont donc bien situés au plus bas de la bourgeoisie, et sont tantôt tiraillés vers le haut en cas de croissance économique, ou vers le bas en cas de crise de subsistance. Au sommet, les élites bourgeoises, déjà définies plus haut.
Conclusion :  Un monde bigarré, cosmopolite, qui fait aussi la richesse culturelle du XVIIè siècle. Un monde qui peut entrer en révolte, comme dans les campagnes : révolte d’Amiens en 1628, Agen en 1635, révoltes comme dans les campagnes, d’origine fiscales, sociales ou économiques.
 
La société et les cultures à la fin du XVIIe siècle sont plsu encadrées. Le danger de la mort s'éloigne au XVIIIe siècle ( dernière épidémie de peste en France en 1720). Mais la culture populaire et la société est désormais contrôlée par l'élite, qui cherche à la dominer. Au rsique de faire disparaître un monde traditionnel, ouvert de plus en plus au monde, à l'enrichissement économique et aux bouleversements du monde contemporain.
Par Emmanuel Gagnepain - Publié dans : egagnepain
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Mercredi 17 octobre 2007

Bonsoir à tous,

UN premier article pour rappeler aux L2 quelques règles concernant les travaux demandés pour les TD :

- Passer à l'oral en groupe sur les textes définis en début de semestre.

- faire un plan détaillé d'explication d'un des autres textes du corpus ( sachant que vous devez la rendre à la date maximum du passage à l'oral). Par  exemple, si vous préparez les documents sur la Guerre de Trente Ans, vous pouvez le rendre le 24 octobre maximum.

- faire une biographie d'un des personnages au programme ( le XVIIes), personnage de votre choix, en montrant son rôle capital au XVIIe, en quoi il a marqué son temps. Il ne s'agit pas de faire de l'encyclopédisme, mais de présenter de manière succinte, les éléments capitaux de la vie d'un personnage célèbre ( une page environ).

En espérant que ces précisions vous seront utiles...

Emmanuel Gagnepain

Par Emmanuel Gagnepain - Publié dans : egagnepain
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Jeudi 27 septembre 2007

Bonsoir à tous...

A destination des L2 principalement, voici le commentaire intégral ( en plan détaillé toutefois), du Testament politique du cardinal de Richelieu.

Je le mets à votre disposition comme exemple de ce que l'on peut attendre comme information, sur un texte, il est vrai, extrémement riche sur la période du premier XVIIe siècle. Pratiquement tous les aspects du règne de Louis XIII pouvaient être abordés.

En vous souhaitant bonne lecture....

Notes sur le testament politique de Richelieu ( publié après sa mort en 1642, et écrit vraisemblablement entre 1635 et 1640 ou 1627 et 1640).
 
Bibliographie : Yves-Marie Bercé, Mireille Laget, Henri Michel, Alain Molinier, Michel Peronnet, Le XVIIe siècle1620 - 1740 De la Contre-réforme aux Lumières,   Hachette Supérieur Histoire, Paris, 2005
Bély, L., Les relations internationales en Europe ( XVIIè-XVIIIé siècle ), Thémis Histoire, PUF, Paris, 1992, 2001.
CORNETTE Joël, L’affirmation de l’Etat absolu :1515-1652, Hachette,Carré Histoire, Paris, 1994 ( réédité ).
BELY Lucien La France Moderne 1498-1789 PUF, Quadrige, 2003.
Françoise Hildesheimer, Richelieu, Flammarion, Paris, 2004 ;
François Bluche, Richelieu, Paris, 2003.
Sources internet : gallica pour l’œuvre de Richelieu ; le site des clionautes.
 
Introduction :
L’auteur…Richelieu (Armand du Plessis, cardinal, duc de), 1585-1642, était d’une maison noble du Poitou, originaire du bourg de Richelieu, et avait pour père François du Plessis, capitaine des gardes de Henri IV. Il fut d’abord destiné aux armes, puis reçut les ordres et fut sacré en 1607 évêque de Luçon, n’ayant que 22 ans.
Député aux États généraux de 1614 par le clergé de Poitou, remarqué par Concini et par Marie de Médicis, alors régente, fut nommé aumônier de cette princesse (1615), puis secrétaire d’État pour l’intérieur et la guerre (1616). Chargé de négocier un accommodement entre la mère et le fils, il réussit dans cette mission délicate et fit conclure les traités d’Angoulême (1620) et d’Angers (1621) : le chapeau de cardinal lui fut donné en récompense (1622). Il entra en 1623 au conseil par la protection de la reine et presque malgré Louis XIII, qui avait de la répugnance pour sa personne, et il y montra une telle supériorité qu’il fut bientôt nommé premier ministre. Arrivé au souverain pouvoir, il forma trois grandes entreprises qu’il cite dans cet extrait de son livre qu’il ne perdit jamais de vue : détruire la puissance politique du protestantisme en France, abattre l’orgueil et l’esprit factieux de la noblesse, et abaisser la maison d’Autriche.

L’ouvrage : testament politique ouvrage célèbre et sujet à de nombreuses controverses depuis Voltaire. Les historiens admettent aujourd’hui que l’auteur était bien Richelieu, que l’on peut dater entre 1635 et 1640. Mais le livre lui-même ne sera publié qu’en 1688. Ouvrage d’importance, donc , puisque celui qui a incarné le ministériat, nouvelle forme de gouvernement commune à plusieurs pays en ce début de XVIIIe siècle, l’Espagne avec Olivarès et Philippe IV, l’Angleterre entre Jacques 1er et Buckingham, et la France.  Richelieu a beaucoup écrit sur sa politique, soucieux probablement du souvenir qu’il laisse dans l’Histoire, trois livres principaux (« les instructions que je me suis données pour me conduire à la cour », « les Maximes d’Etat », et le « Testament politique »). Longtemps ce dernier ouvrage a suscité des polémiques entre historiens et commentateurs, (Voltaire et Foncemagne au XVIII e siècle), mais aujourd’hui son authenticité ne fait plus de doutes. Il apparaît comme un plaidoyer à la mise ne place de l’absolutisme, même si Richelieu n’est pas Machiavel, et que la raison ne peut tout justifier…
 
En effet, l’objectif de cet ouvrage est de justifier la politique essentielle dans l’assise de l’Etat absolutiste, politique qu’il a mené avec vigueur parfois, avec obstination, ce qui lui a permis d’avoir une entière confiance du Roi, Louis XIII, dont il s’agit à présent de dire quelques mots. Il est forcément partisan dans ses explications, vu l’intérêt et la portée historique qu’il veut donner à son propos.
Importance du destinataire, puisque l’extrait semble s’adresser à lui.Louis XIII, roi depuis 1610, et l’assassinat de son père Henri IV, a été le jouet de coteries et d’influences depuis son accession réelle au pouvoir, soit 1613…Trop jeune pour régner seul ( il avait 9 ans), sa mère Marie de Médicis a d’abord assuré la fonction de Régente, puis il a subi quelques influences diverses de Grands, membres de la Haute noblesse, souhaitant participer ou s’occuper des affaires du royaume. Après avoir réconcilié la mère et le fils en conflit, il reçoit le chapeau de cardinal, honneur exceptionnel qui place Richelieu au même rang que des princes du sang, pour le récompenser, et son intelligence est reconnue dès lors par ses contemporains : on ne peut se passer longtemps d’un tel homme en dehors du Conseil du roi, véritable instrument de gouvernement sur lequel nous reviendrons. La reine Marie le fit rentrer de nouveau au conseil en 1624, d’où il ne sortira plus. Il est principal ministre en 1624 (malgré les manœuvres des autres conseillers). Il y a un lien extrémement fort entre le roi et son conseilleur, et une admiration réelle de la part de Louis XII, qui on le verra, lui gardera une confiance absolue, à tel point qu’il est difficile de dire qui est à l’origine de telle ou telle action politique. Personnage intelligent, cultivé, pratiquant lui aussi l’art du secret, il est clair que la combinaison des deux personnage a contribué à relancer la politique de centralisation absolutiste française, et a permis de changer profondément et durablement l’Etat.
C’est donc en place, et en poste de principal conseiller du roi, que Richelieu s’attelle à une tâche qui peut paraître immense, remettre de l’ordre dans les affaires de l’Etat.
Quelles conceptions du pouvoir monarchique ont Richelieu et ses adversaires ? Quel était l’Etat du royaume ? Comment Richelieu l’a remis en ordre ?Navigation
Par Emmanuel Gagnepain - Publié dans : egagnepain
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Jeudi 27 septembre 2007
Plan détaillé :
I/ Un serviteur de la monarchie, au contact entre deux conception de pouvoir dans la monarchie( évoquer la monarchie absolue et la monarchie des assemblées).
-          A/ une monarchie de « conseils » avant l’arrivée de Richelieu au pouvoir : le rôle des conseils au détriment de la conception de la monarchie absolue. Dans les provinces, sont nommés des « gouverneurs » et pas des intendants. Les états généraux, réunis en 1614, ont une prétention à gouverner, on trouve également des assemblées de notables. Ces assemblées sont des intermédiaires puissants face à l’autorité de la monarchie, que Richelieu assimile à des « compagnies ».
Les états provinciaux (privilèges locaux), assemblées protestantes (poids du parti huguenot depuis l’Edit de Nantes en 1598, qui a accordé la liberté de culte aux protestants), et les  parlements : se sentent dépositaires d’un droit de devoir et de conseil face au roi. Marie de Médicis a du faire appel à eux au moment de la minorité de Louis XIII, et a cédé beaucoup par l’intermédiaire du chancelier Michel de Marillac après les états généraux de 1614. Chaque institution traditionnelle revendique alors une part de puissance, contre laquelle Richelieu s’élève dans le 2eme paragraphe, lorsqu’il parle des « audaces » des revendications.
-          Les intérêts particuliers préférés aux publics ( L 12) : la conception de la monarchie contre laquelle lutte Richelieu. Désordre du royaume qui datent de la Régence, période classique de troubles. Le chef d’un lignage ( ex : Condé, Bouillon, ou Soissons, ou encore le frère du roi : Gaston d’Orleans, quittent la cour pour se réfugier dans leur fief, d’où ils appellent à une rébellion ( phrase sur les gouverneurs qui se comportent « comme des souverains dans leurs charges ».
-          B/ Un lien fondamental et une confiance réciproque:  Louis XIII et Richelieu : expliquer l’interaction entre les deux hommes ( Votre Majesté m’eût élevé : L 26). Respect énorme de Richelieu, sens du dévouement relaté dans tout le texte, mais aussi respect mutuel, les historiens insistent là-dessus. Le cardinal a la confiance de Louis XIII. C’est le nouveau tandem qui gouvernera la France pendant environ 20 ans.
àUn choix s’impose entre deux conceptions du pouvoir ( traditionnel cité au dessus et celui voulu par Richelieu, exposé dans ce qui suit).
-          C/ Le choix d’un autre type de pouvoir : caractériser l’absolutisme (dernier paragraphe) : poids de l’autorité royale et de Dieu : partout dans le texte, Richelieu insiste sur un nouveau type de pouvoir, sur la volonté divine (ligne 29), « relever la dignité de votre Majesté Royale »,…Passe par la mise en place d’un Etat centralisateur, fiscalement en augmentation pour les besoins de la politique, «  dictature fiscale et raison d’état » ( J Cornette). Le roi doit être respecté dans la globalité de son autorité (dignité de sa Majesté).
 
II/ Une vision noire du gouvernement du royaume dans le premier XVIIe siècle
A/ Un état soumis aux coteries nobiliaires
Révolte nobiliaire, désorganisation de l’Etat, (ligne 3), poids de la cour sur son ascension politique (4eme paragraphe sur les critiques qui voyaient sa chute assurée), (cf révolte menée dans les provinces par les gouverneurs et chefs de parti nobiliaires) .Toutes les grandes familles ont un commandement de province au début du règne de Louis XIII, que Marie de Médicis a du donner. Pamphlets contre l’autorité royale, la défient (2eme paragraphe), au lieu de la respecter, désir de l’entrée au conseil du Roi. Ces révoltes conduisent aux états généraux de 1614, révolte de la reine mère en 1619 qui publie des pamphlets contre l’organisation du Conseil du Roi, Richelieu lui-même participa à une révolte contre l’autorité royale en 1620 (saisissement de l’impôt royal par Richelieu pour la financer !). Ces révoltes sont dues, du point de vue des élites aristocratiques, au respect du sens de l’honneur, don du sang versé pour le roi et à la juste récompense des honneurs du pouvoir, une sorte de défense du Bien public (Cornette). Les nobles ont le sentiment d’agir pour le bien de l’Etat.
Les plus entreprenants, les ambitieux qui réussissent : rôle des nombreux favoris et partis de la cour, qui jouent avec « audace » de leur influence sur le roi (Cinq Mars, Luynes), à travers lesquels Richelieu saura habilement jouer… Même arrivé au pouvoir, Richelieu a failli être renversé lors de « la journée des Dupes » : raconter l’épisode de 1630, où victime d’une coterie de cour ( évoquée paragraphe 4), organisée par le chancelier, Michel de Marillac, la reine mère et le frère du roi, le premier fut arrêté, les autres exilés.
 
B/ le poids des huguenots ( l 2) : rôle des assemblées des protestants, des places de sûreté avec leur 25000 hommes, rôle de la Rochelle, une Amsterdam en puissance. Possibilité de rallumer les affres des guerres de religion, et de faire un Etat dans l’Etat.
 
C/ Alliances étrangères méprisées l 12:  Les alliances évoquée ici, sont les alliances voulues par un parti en vogue à la cour, le parti dévôt. Cette politique était favorable aux Habsbourg, en guerre avec les protestants pendant la Guerre de Trente Ans. Cette politique de paix est associée à un abaissement des impôts, et une monarchie plus tempérée, contraire aux idéaux de Richelieu. Marillac, le chancelier, y est particulièrement favorable. Or Richelieu redoute l’encerclement de la France par les Habsbourg,e t la reconstitution de la prise en tenailles du territoire français.
àResponsabilité du désordre aux hommes politiques en place
 
III/ Une politique qui a favorisé la mise en place de l’absolutisme à travers ses trois axes
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-          A/ « ruiner le parti huguenot » : guerre de 1621 à 1628 : avec prise de la Rochelle, action personnelle de Richelieu Dirigeant d’abord ses efforts contre les protestants, il leur reprit, en 1626, l’île de Ré, leur enleva, en 1628, leur dernier boulevard, La Rochelle, en fermant le port par un môle gigantesque, et anéantit leur puissance par la paix d’Alais et l’édit de Nîmes (1629), qui leur enlevaient leurs privilèges politiques.

B/ « Rabaisser l’orgueil des Grands » : Ce qui coûta le plus de peine à Richelieu, ce furent ses luttes contre les grands : il eut à déjouer mille cabales, et compta parmi ses principaux adversaires la reine mère, Marie de Médicis, devenue jalouse de l’ascendant qu’il exerçait sur le roi, la reine régnante, Anne d’Autriche, le frère du roi, Gaston d’Orléans, le duc de Bouillon, le comte de Soissons et tous les favoris de Louis XIII.
Ne pouvant réussir auprès du roi, les grands cherchèrent un appui chez l’étranger, et excitèrent plusieurs révoltes : toujours instruits à temps de leurs complots, Richelieu sut les faire échouer. Il exila la reine mère à Bruxelles (1631), réduisit à la soumission Gaston d’Orléans, qui avait pris les armes, vainquit à Castelnaudary le duc de Montmorency, qui avait trempé dans la révolte du prince, le fit condamner à mort et exécuter à Toulouse (1632); livra quelques années après au comte de Soissons et au duc de Bouillon, ligués avec l’Autriche, une bataille où le comte trouva la mort (bataille de la Marfée, 1641), fit trancher la tête à Cinq-Mars, favori de Louis XIII, qui traitait avec l’Espagne, et n’épargna pas même le jeune De Thou, coupable de n’avoir pas révélé le complot (1642).
à Centralisation du pouvoir, et propagande en vue de restaurer le nom du roi dans l’Etat. Evoquer le rôle de la Gazette de Théophraste Renaudot, qui contribue à l’ouvre de propagande de la monarchie française.
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-          C/ « Relever le  nom de sa Majesté dans les nations étrangères » ( en particulier détruire la puissance des Habsbourg). Dans le même temps, il replaçait sous la domination de la Suisse la Valteline, que l’Espagne lui disputait (1626), assurait au duc de Nevers le duché de Mantoue et le Montferrat en forçant le Pas de Suze (1629), s’emparait des États du duc de Savoie (1630), et se préparait à combattre l’Autriche. Prenant part dans ce but à la guerre de Trente ans, il ne craignit pas de soutenir le parti protestant en Allemagne, s’unit à Gustave-Adolphe, roi de Suède, qui était à la tête de ce parti (1630), seconda ce prince de tout son pouvoir dans ses efforts contre l’Autriche, et, après sa mort (1632), solda les troupes de Bernard de Weimar, qui l’avait remplacé; puis, combattant ouvertement l’Autriche (1634-41), il attaque cette maison dans toutes ses possessions à la fois, dirigea des armées en Alsace, dans les Pays-Bas, en Italie, en Catalogne, obtint partout des succès et prépara la prépondérance de la France qu’assurèrent après sa mort les traités de Westphalie (1648) et des Pyrénées (1659).
-          D/ « Réduire tous ses sujets à leur devoir » : fiscalité, dictature fiscale, en vue de préparer la guerre, au mépris des révoltes populaires de régions entières ( Nu Pieds en 1639, révolte contre la gabelle en 1636, croquants,) révoltes durement réprimées, impôts sur le clergé, guerre justifiant une obéissance aveugle aux décisions du roi, qui limite le pouvoir des remontrances des parlements, celui des états qui sont supprimés dans certaines régions, imposition d’intendants pour suppléer les gouverneurs

 
CC : Un texte fondateur pour l’absolutisme royal, même si la raison ne peut tout justifier, il n’empêche que les années cardinales ont été des années de reprise en main de la monarchie, ont posé les bases de cette monarchie française, qui sera menée à mal pendant la jeunesse de Louis XIV, mais qui par cette action, et l’héritage laissé à Mazarin, survivra avant de s’imposer comme modèle à l’Europe. « Un homme de fer dans un siècle de fer »
Evoquer sa fragilité par sa dernière biographe, ce qui peut trancher de l’impression du texte…Il a navigué à vue visiblement, toujours hésitant jusqu’à la dernière minute sur les décisions à prendre, toujours menacé par les cabales de Gaston d’Orleans et de la mère de Louis XIII. Un grand homme d’Etat, soumis au doute pourtant…
Par Emmanuel Gagnepain - Publié dans : egagnepain
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